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Parfois, il suffit de faire le ménage

Maintenant que nous avons traité les tâches quotidiennes pour lesquelles vous utiliserez Subversion, nous allons passer en revue quelques tâches administratives liées à votre copie de travail.

Se débarrasser d'une copie de travail

Subversion ne conserve sur le serveur aucune trace de l'état ni de l'existence des copies de travail, il n'y a donc aucun impact côté serveur si des copies de travail traînent un peu partout. De la même façon, pas besoin de prévenir le serveur quand vous effacez une copie de travail.

Si vous envisagez de réutiliser une copie de travail, ça ne pose aucun problème de la laisser sur le disque jusqu'à ce que vous soyez prêts à l'utiliser à nouveau et, le moment venu, il suffit de lancer svn update pour la mettre à jour et ainsi la rendre utilisable.

Cependant, si vous êtes certain de ne plus utiliser une copie de travail, vous pouvez la supprimer entièrement, en utilisant les commandes de votre système d'exploitation. Vous seriez cependant bien inspiré d'y jeter un œil avant, en lançant la commande svn status afin d'examiner tous les fichiers marqués d'un ? pour vous assurer qu'ils ne sont d'aucune importance.

Reprendre après une interruption

Quand Subversion modifie votre copie de travail (ou toute information dans la zone administrative), il essaie de le faire de la manière la plus sûre possible. Avant de modifier votre copie de travail, Subversion inscrit ses intentions dans un fichier de traces. Ensuite, il exécute les commandes du fichier de traces pour appliquer les modifications demandées, en plaçant un verrou sur la partie concernée de la copie de travail pendant cette opération (pour empêcher d'autres clients Subversion d'accéder à cette copie de travail au beau milieu des changements). Pour finir, Subversion enlève son verrou et supprime le fichier de traces. D'un point de vue architectural, c'est le même fonctionnement qu'un système de fichiers journalisé. Si une opération Subversion est interrompue (par exemple si le processus est tué ou si la machine plante), le fichier de traces reste sur le disque. En exécutant de nouveau le fichier de traces, Subversion peut terminer l'opération en cours et votre copie de travail retrouve un état cohérent.

C'est exactement ce que fait la commande svn cleanup : elle trouve et exécute les fichiers de traces restant dans votre copie de travail, en enlevant les verrous au passage. Si un beau jour Subversion vous indique qu'une partie de votre copie de travail est verrouillée (locked en anglais), c'est la commande qu'il faut lancer. Par ailleurs, svn status vous informe des verrous posés dans la copie de travail, en affichant un L devant les éléments verrouillés :

$ svn status
  L    un-repertoire
M      un-repertoire/truc.c

$ svn cleanup
$ svn status
M      un-repertoire/truc.c

Ne confondez pas ces verrous agissant sur la copie de travail avec les verrous ordinaires que les utilisateurs de Subversion créent quand ils utilisent le modèle de gestion de versions parallèles verrouiller-modifier-libérer ; voir l'encadré Les trois types de « verrous » pour des éclaircissements.